Efficacité. Le Valais a annoncé hier avoir regroupé sous une seule organisation les différentes associations, réseaux et centres de recherche qui travaillent à la promotion économique des hautes technologies du canton. Sous l'impulsion du Conseil d'Etat, la Fondation The Ark, dotée d'un capital de 200 000 francs, a été créée pour rendre ces structures plus efficaces et faciliter l'implantation et la croissance des entreprises en Valais. Elle rassemble ainsi quelque 80 entrepreneurs, la Haute Ecole valaisanne, le technopôle de Sierre, le biopôle de Monthey, le phytopôle de Sion et l'IDIAP de Martigny, et représente un millier d'emplois.

Trois pôles

«The Ark servira d'incubateur, promouvra la recherche et développement, et offrira des espaces pour les PME qui se lancent à travers le canton, selon les lieux de compétence», explique Dominique Perruchoud, secrétaire général de la fondation. Les efforts de promotion et de communication profiteront en outre à l'ensemble des trois pôles sur lesquels la fondation se concentre: les sciences de la vie (BioArk à Monthey et PhytoArk à Sion), les technologies de l'information (IdeArk à Martigny et TechnoArk à Sierre), et enfin le tourisme, la nature et l'énergie renouvelable, ce dernier pôle devant voir le jour d'ici à un an.

«The Ark servira aussi de pot commun pour coordonner les fonds reçus des communes, du canton, de la Confédération ou encore de Bruxelles», poursuit Dominique Perruchoud. La fondation, dont le premier budget se monte à 2,5 millions de francs, espère avoir chaque année dix start-up dans son incubateur, quatre produits issus de la recherche effectuée dans le canton et cinq lancements de société. «Nous avons actuellement douze start-up dans notre pipe-line et quelques entreprises en place», précise le responsable de The Ark, qui dirige également CimArk, l'outil transversal de la fondation chargé notamment du coaching, de la recherche de mandats et de la promotion.

Cette initiative pourrait enfin faire école dans les autres cantons, voire plus: «Je rêve d'une entité pour toute la Suisse romande. Nous en prenons le chemin, gentiment», conclut Dominique Perruchoud.