Ils ont réfléchi, obtenu des avis, cherché de la documentation, rassemblé leur souvenirs. Pour la deuxième fois, Le Temps accueilli un petit groupe de jeunes retenus après un appel sur les réseaux. Ils ont entre 15 et 22 ans, et ils sont sérieux : leurs thèmes vont du marketing du luxe aux tensions culturelles en Inde… Découvrez leurs articles, écrits en une petite journée.

A Genève, la conseillère administrative, les élus du Conseil municipal et les militants du parti écologiste sont à la tâche pour défendre les idées vertes de Genève. Une ville qui a été particulièrement active lors des dernières manifestations des jeunes pour le climat.

Pour autant, au sein des sections militantes, tout le monde ne partage pas forcément une même vision écologiste pour la société: faut-il soutenir les énergies solaires alors que la production de panneaux photovoltaïques en Chine utilise des matériaux polluants? Faut-il arrêter la viande ou réduire sa consommation?…

Pour en débattre, le parti s’est structuré en groupes de travail (énergie, gestion des déchets, développement durable…), l’occasion de trouver de nouvelles idées pour tendre vers une société plus durable.

«Il faut savoir s’exprimer»

«En adhérant aux Verts genevois, il faut savoir s’exprimer, en connaissance de cause, pour répondre à une quelconque problématique. C’est essentiel», soutient Alexandre Favre, militant dans la section énergie du parti écologiste de Genève.

Il faut aussi savoir agir au bon moment. Il n’est pas toujours possible ou bénéfique de traiter un problème trop rapidement. Il faut aussi savoir s’organiser en fonction de l’agenda législatif. De quoi favoriser d’autres méthodes, en attendant, comme la prévention (affiches, conférences…). A Genève d’ailleurs, une série de films pour une agriculture durable seront diffusés en mai 2020.

Pour la prochaine législature, les Verts et le Parti socialiste ont décidé de collaborer autour d’un même programme structuré autour de trois grandes idées: cohésion sociale, urgence climatique, aménagements urbains.

Le défi des énergies

Et quid des énergies? En partenariat avec les Services industriels de Genève, l’objectif est de promouvoir des énergies propres en envisageant la création de sites solaires dans la ville. Pour finaliser ce projet, l’implication des citoyens sera essentielle.

Mais le changement semble déjà en route avec Stick’Air, activé pour la première fois en janvier 2020. Le dispositif force les conducteurs à apposer une vignette de 1 à 5 sur leur voiture qui détermine leur niveau de pollution. Et lors des pics, celles de niveau 4 et 5 sont interdites à la circulation dans la ville.

Si le parti vert a historiquement toujours connu plus d’influence en Suisse alémanique, il semble aujourd’hui connaître une nouvelle dynamique en Suisse romande. Notamment à Genève, Vaud et Neuchâtel. Une aubaine pour continuer sur la lancée de leur initiative en faveur d’une économie verte, rejetée par les citoyens suisses en 2016.


Maelys Roesy, 16 ans, étudie au lycée de la Présentation de Marie. «Je suis passionnée de voyage et de journalisme».

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