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Anabelle nous rappelle qu’au-delà des étiquettes, l’identité n’est pas une norme.
© Gredin Pour Le Temps

Podcast 

Dans la vie d'Anabelle, ni femme, ni homme, ni transgenre 

Anabelle, Lausannoise, est née dans un corps de fillette. Elle ne s’est pourtant jamais sentie ni fille ni garçon - mais «neutre», défiant toute binarité. Dans cet épisode du podcast «Brise Glace», elle nous parle de genre, de sexe et des amalgames qui, parfois, blessent

Jean baggy ou robe, poupées ou football, bleu ou rose… bien qu’elle s’en défende ardemment, notre société a le don de tout genrer. Les looks, les hobbys, les gestes et les émotions se voient ainsi estampillés «masculin» ou «féminin», des cases rigides auxquelles il est encore difficile d’échapper.

Anabelle, elle, défie toute binarité. D’aussi loin que remontent ses souvenirs, cette jeune Lausannoise, née dans un corps de fillette, ne s’est pourtant jamais vraiment sentie ni fille ni garçon. A l’intérieur, elle navigue plutôt quelque part au milieu. De son aversion pour les Barbie à ses airs de «petit mec», en passant par l’exploration tardive et exacerbée de sa féminité, Anabelle, 26 ans aujourd’hui, raconte le long chemin parcouru pour se déterminer et s'accepter, malgré les moqueries et la peur de déranger. À présent, elle assume totalement cet entre-deux, aussi peu conventionnel soit-il.

Ecouter son témoignage ici: 

Avec humour et simplicité, elle démêle pour nous les notions de sexe biologique et de genre psychologique, qu’on a souvent tendance à confondre. Et nous rappelle aussi qu’au-delà des étiquettes, l’identité n’est pas une norme, mais un spectre dans lequel chacun est libre de flotter.

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