«Brise Glace»

Dans la vie d’Ysaline, «courtisane moderne»

Vendre ses faveurs sexuelles non par nécessité mais par plaisir, via des petites annonces ciblées, en dehors de ses horaires de bureau. Voilà le passe-temps d’Ysaline, quinquagénaire qui invite la société à s’interroger sur le tabou lié à la pluralité des sexualités

«Courtisane mature atypique, loin des milieux professionnels, d’un excellent niveau socioculturel, disponible pour des rencontres occasionnelles de grande qualité, sur rendez-vous.» Voilà comment se décrit Ysaline, Genevoise quinquagénaire, sur les «petites annonce coquines» qu’elle prend plaisir à rédiger en sortant du bureau. «Avec un pseudo, évidemment.»

De l’argent, elle en a déjà: si elle vend ses faveurs sexuelles aujourd’hui, c’est uniquement pour le frisson. Une décision qu’elle a prise en toute discrétion pour explorer d’autres corps, dans le respect de soi et de l’autre, après son divorce. Ni son employeur ni ses proches ne sont au courant. Pourquoi risquer d’être l’objet de moqueries, d’insultes, voire de violences alors que ce «hobby» ne regarde finalement qu’elle et ses clients, adultes vaccinés et consentants?

Au micro de Brise Glace, Ysaline nous raconte les premières fois, les expériences cocasses, les gaffes et les joies de la vie d’une «courtisane moderne». Elle souligne l’importance de lieux de vie et de socialisation hors jugement, hors normes sociales, et regrette que la sexualité «sacralisée» reste un tel tabou dans notre société.


Pour écouter «Brise Glace», rendez-vous sur www.letemps.ch/podcast

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