On a rarement l’occasion, dans sa vie, de côtoyer un défunt de près. Lors d’une veillée funéraire peut-être, mal à l’aise devant le cercueil d’une grand-mère. Au cinéma évidemment, où les cadavres sont sanglants quand ils ne se réveillent pas carrément pour croquer les héros.

Myriam, elle, n’a pas peur des morts. Au contraire, elle les choie au quotidien. A 40 ans, cette Lausannoise est l’une des rares personnes en Suisse à pratiquer la thanatopraxie, ou l’art d’embaumer les corps mais surtout de leur redonner un aspect paisible, presque… vivant.

Fascination et dégoût

Dans ce nouvel épisode de Brise Glace, Myriam nous raconte ces toilettes mortuaires, de l’arrivée des pompes funèbres à la mise en bière: le sang qu’on remplace, la rigidité qu’on masse, le maquillage et la coiffure, parfois inspirés d’une photo fournie par les proches. Des «soins» qu’elle pratique depuis dix ans, elle qui se destinait originellement à une carrière dans la… banque.

Si son métier lui est apparu comme une révélation, Myriam sait qu’il fascine autant qu’il dégoûte – certains ne veulent pas même en entendre parler. Pourtant, sa mission est loin d’être morbide: offrir un hommage à ceux qui partent, et un adieu paisible à ceux qui restent.

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