Elle n'a pas déçu. Ni déchu. Madonna a enfin envoyé balader celui qui était son second mari depuis huit ans, Guy Ritchie. Le réalisateur britannique avait fini par afficher la bouille un peu joufflue, un peu molle quoique amère, du mari pépère. La chanteuse ne terminait plus d'allonger la pointe de son menton de jour en jour plus inquiet.

Le divorce sera prononcé avant la fin de l'an. Qui obtiendra la responsabilité de leurs deux enfants, celle de Rocco et celle du petit David adopté dans un grand fracas de protestations internationales, au Malawi? Et qui aura la garde de la fortune (525 millions de dollars) de la chanteuse la mieux payée du show-biz? Certains tabloïds disent que les deux époux n'avaient pas conclu de contrat envisageant leur divorce. Ils prévoient un orage juridique. D'autres affirment que Guy Ritchie ne voudra pas un centime de sa future ex.

Les chroniqueurs diront que le microclimat nuptial s'était hautement dégradé depuis que Madonna, blessée à cheval, s'était trouvée délaissée par son mari. Que le réalisateur, humilié par ses flops cinématographiques, n'en pouvait plus du charabia pseudo-religieux de son épouse plongée dans une Kabbale de bric et de breloque. Que Guy, encore lui, ne s'était jamais remis de la façon capricieuse avec laquelle Madonna avait adopté. Que l'époux avait pris maîtresse. Que le même Guy, sacré Guy, va, ne voulait pas d'une nouvelle adoption, réclamée par la Madone.

La vérité, sans doute, c'est que Madonna a construit son personnage, sa figure symbolique et sa fonction sur le changement de rôle. Qu'elle a popularisé l'idée, pauvre illusion, que tout être humain a plusieurs vies, plein de choix, peu de limites. Le mariage n'était qu'un jeu. La fidélité une tocade.

Et puis ce pauvre Guy, toujours plus inexistant, avait fini par ressembler à Saint Joseph. Ce qui ne peut que pendre au nez de qui épouse une Madone, avis aux suivants.