«Je déteste avoir les dents jaunes.» Ce n'est pas moi qui le dis. Ce n'est pas non plus mon people de la semaine, Zac Efron. Cette phrase, on peut juste la lire sur l'un des innombrables sites voués au comédien américain. De mon temps, Zac Efron aurait été sponsorisé par des lotions anti-acné. Aujourd'hui, les dieux des ados font de la pub pour le blanchiment des dents. Autres époques, autres grands problèmes, je suppose.

Zac Efron n'a pas les dents jaunes. Mais ses yeux sont encore plus bleus que l'azur, pourtant chimiquement pur, de ma lessive liquide Persil+. Zac Efron est une star comme on pensait qu'il n'y en aurait plus à l'ère d'Internet. Il a 21 ans, il a commencé le chant à 11 ans, il a joué dans Urgences. Surtout, il est le héros de High School Musical, la comédie musicale bien peignée dont le 3e volet est attendu ce mois-ci.

Pardon? High School Musical ne vous dit rien? Cette comédie pour ados a pourtant engrangé le plus grand nombre de spectateurs de toute l'histoire mondialisée du film. Dans ce Roméo et Juliette situé au collège, les héros ont un joli pli au pantalon et les héroïnes des jupes bien repassées. Ça danse, ça chante. Parfois, les chorégraphies rappellent Bollywood. Sinon, rien que du déjà vu.

Sauf que Disney a développé pour High School Musical des moyens de diffusion tsunamiesques d'aujourd'hui. Le film est sorti à la télévision et au cinéma, il est relayé sur le Net, se décline en produits dérivés, impossible de lui échapper. Comme pour les séries télévisées plus classiques (Ugly Betty, par exemple), il en existe aujourd'hui des versions locales. Surtout, Disney a franchisé les droits du film à des sociétés qui mettent sur pied des spectacles basés sur la comédie. Ainsi la Russie a-t-elle une version patinage artistique de High School Musical. Et en Grande-Bretagne, un casting national est-il organisé pour trouver les ados qui vont interpréter les héros, sur scène.

Et Zac Efron, dans tout cela? Sort-il vraiment avec sa partenaire? Question de vieille midinette de la génération Clearasil, à une époque où les adolescentes, après s'être fait blanchir les dents, rêvent de poitrine neuve.