Adieu FOMO, la peur de rater un événement social important, et bonjour FOGO, la trouille de quitter sa couette lestée et ses abonnements streaming pour s’exposer à des expériences potentiellement désagréables en se frottant aux autres… Tel est le constat de Vincent Cocquebert dansLa Civilisation du cocon (Ed. Arkhê), une analyse fine de la multitude de signaux indiquant que nous cultivons désormais, à tous les stades de la société, un isolationnisme domestique aussi moelleux que jouissif, refusant toute confrontation avec le dehors ou les idées adverses. Au risque, alerte l’auteur, de laisser «le corps social se désagréger doucement».

Le Temps: Vous révélez qu’avant la pandémie, nous passions une moyenne de 90% de notre temps entre quatre murs. Raison pour laquelle certains ont apprécié le confinement: même sans Covid-19, nous étions déjà des individus enfermés dans des «techno-cocons»…