En quelques années, les réseaux sociaux sont devenus la nouvelle vitrine du conseil parental, un marché de plus en plus sollicité par les parents de Suisse et dont l’ampleur questionne les spécialistes de la famille. Comment expliquer ce repli vers l’expertise d’un tiers, le plus souvent payante, alors que les informations sur la parentalité n’ont jamais été aussi accessibles qu’aujourd’hui, et qu’elles sont gratuites? Outre le fait que la crise sanitaire a probablement servi de déclencheur, l’essor du coaching familial s’inscrit dans une injonction toujours croissante à la performance parentale, selon Grégoire Zimmermann, responsable du Centre de recherche sur la famille et le développement de l’Université de Lausanne.