Tôt mardi matin, le vol Dallas-Zurich – opéré par American Airlines mais dont Swissair vendait certains sièges en «code sharing» – a connu un incident plutôt rare. Alors que l'appareil s'approchait du continent européen, le pilote a fait savoir aux passagers qu'en raison d'une fuite dans les réserves d'oxygène, l'avion se poserait à Londres pour effectuer les vérifications nécessaires.

Durant la halte d'une demi-heure dans la capitale britannique, les passagers, très inquiets, ont conservé leur place à bord de l'appareil, tandis qu'une équipe de mécaniciens se chargeait des réparations. L'avion a finalement poursuivi sa route pour rejoindre Zurich sans heurts, mais avec plus d'une heure de retard. L'équipage, renouvelant ses excuses, n'a donné aucune indication sur la nature des problèmes techniques.

Un passager du vol, au bénéfice d'un billet Swissair, s'est dit étonné de l'absence de tout communiqué de la part de la compagnie au sujet de l'incident. «Nous étions très inquiets, surtout dans le climat actuel d'incertitude, mais nous avons gardé notre sang-froid», a-t-il dit.

Contacté mercredi après-midi, le service de presse de Swissair ignorait tout de l'incident et suggérait de contacter American Airlines (AA), propriétaire de l'avion et donc seul responsable des événements, selon la compagnie nationale. Peine perdue, le service de presse de AA à Londres n'était pas capable de donner la moindre information sur l'incident.