L’engin mu par l’énergie solaire est piloté par André Borschberg, pilote professionnel et co-fondateur du projet avec Bertrand Piccard. L’appareil a décollé de l’aéroport broyard avec 01h20 de retard sur l’horaire prévu, en raison du brouillard. Mais à la mi- journée, il avait en grande partie rattrapé son retard.

Solar Impulse a commencé en début d’après-midi à s’élever progressivement afin d’atteindre 9000 mètres, altitude visée pour franchir son principal obstacle, les Pyrénées. La première partie du vol s’était déroulée autour des 3000 mètres pour éviter d’avoir recours à l’oxygène, qui est limité à bord en raison du poids.

Didier Burkhalter était présent jeudi matin sur le tarmac broyard. Pour le conseiller fédéral, ce projet est un symbole pour l’avenir, nourri par de nouvelles technologies et de nouvelles idées.

L’atterrissage était prévu à l’aéroport de Madrid-Barajas vendredi vers 02h00 du matin. De Payerne, l’avion a volé en direction de Pontarlier, survolant le Jura, le massif central puis Toulouse et Tarbes, vers 17h00, au pied des Prénées.

Ce premier vol intercontinental emmène Solar Impulse de Payerne à Rabat, au Maroc, avec une escale technique à Madrid. La deuxième étape du vol, entre la capitale espagnole et Rabat aura lieu au plus tôt lundi. Bertrand Piccard sera aux commandes.

Solar Impulse se rend au Maroc à l’invitation du roi Mohammed VI et de l’Agence marocaine de l’énergie solaire qui a pour mission de développer le programme solaire marocain. Ce voyage coïncide avec le lancement de la construction dans la région de Ouarzazate de la plus grande centrale thermo-solaire jamais réalisée à ce jour.

Ce vol, où l’avion en fibres de carbone survolera pour la première fois la Méditerranée, doit servir d’ultime répétition avant le tour du monde par escales prévu en 2014. Pour ce tour du monde, un nouvel appareil s’avère nécessaire: il aura un poste de pilotage plus spacieux, de nouvelles batteries et de nouveaux moteurs.