L’aventurier vaudois a été accueilli par un concert de cloches et de cor des alpes à sa sortie du cockpit. Parti à 7h00 du matin de l’aéroport français de Toulouse, le HB-SIA a accompli mardi la dernière étape de son périple entre l’Europe et l’Afrique. L’avion, mû uniquement par le soleil, s’était envolé il y a tout juste deux mois le 24 mai de Payerne. Il est ensuite passé par Madrid, avant de gagner Rabat et Ouarzazate au Maroc.

«Cela a été une aventure extraordinaire non seulement grâce à ce qui a été réalisé avec cet avion mais aussi grâce à une équipe soudée», a indiqué le cofondateur du projet, André Borschberg, cité dans un communiqué.

Le prototype avait atterri mardi dernier en France. Mercredi son départ de Toulouse avait été reporté à cause d’une augmentation des vents aux abords du Jura. Au total, le prototype a parcouru près de 6000 km entre la Suisse et le Maroc sans une goutte de carburant.

Bertrand Piccard et André Borschberg, pilotes et fondateurs du projet, ont ainsi gagné leur pari en ayant parcouru, depuis le 24 mai, près de 6000 kilomètres en huit étapes d’une moyenne de 800 kilomètres chacune, avec des atterrissages dans quatre pays, sur deux continents différents.

Sans consommer une goutte de carburant, propulsé par quatre moteurs électriques à hélices alimentés par plus de 11 600 cellules solaires, Solar Impulse a l’envergure d’un Airbus A340, plus de 63 mètres, tout en ne pesant que 1,6 tonne. Il vole à 70 km/h de moyenne.

«Conçu à l’origine dans le seul but de prouver qu’il était possible de voler jour et nuit uniquement grâce à l’énergie solaire, le prototype est allé au-delà de son mandat et a largement démontré la fiabilité de sa technologie, ainsi que son efficacité en matière de consommation d’énergie», se sont félicités les organisateurs dans un communiqué.

Cette ultime étape a été le dernier vol du prototype, le prochain projet étant de continuer la construction du deuxième avion capable de faire le tour du monde à partir de 2014-2015.