Avec un Calcio encore à l’arrêt, le rituel des commémorations de printemps est plus respecté que jamais par les fans des clubs italiens de football. Chaque année en mai, les tifosi de tous bords célèbrent les titres passés, qui sont souvent zébrés de rayures noires. Celles noires et blanches de la Juventus, qui fête les anniversaires de ses innombrables scudetti (37 selon la «Vieille Dame», 35 selon la Lega Serie A); celles rossoneri de l’AC Milan, plus porté sur son record national de sept titres européens; celles nerazzurri de l’Inter Milan enfin, pour qui le mois de mai est un pèlerinage balisé par trois dates: les 5, 16 et 22 mai 2010.

Chacune correspond à un trophée, respectivement: la Coupe d’Italie, le championnat d’Italie et la Ligue des champions. C’était il y a dix ans, un historique triplete qu’aucun club de la Botte n’avait réussi auparavant et qu’aucun n’a égalé depuis. D’ailleurs, cette Inter 2010 est le dernier club italien champion d’Europe (deux finales perdues pour la Juve, qui a remporté tous les championnats depuis la saison 2011-2012). Cet exploit unique correspond plutôt bien à l’ADN de la «folle Inter», son surnom dans le Calcio, une équipe capable du meilleur comme du pire.