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Belinda Bencic à New York, 2 septembre 2016.
© Geoff Burke

tennis

Au 3e tour de l’US open, Belinda Bencic n’y était pas

Encore en manque de repères, la St-Galloise a été battue sèchement (6-2 6-1) par la prometteuse Britannique Johanna Konta

Belinda Bencic n’a pas encore retrouvé le jeu et le physique qui ont fait sa splendeur et sa précocité. Or, il lui aurait fallu pouvoir évoluer à son meilleur niveau, vendredi, pour espérer contrer Johanna Konta. Sur le tout nouveau Grandstand, la St-Galloise n’a tout simplement pas existé face à la prometteuse Britannique, révélation 2015 et demi-finaliste en janvier dernier à l’open d’Australie, et visiblement totalement remise de son impressionnant malaise du tour précédent.

Lire aussi: Belinda Bencic monte en puissance

Ce fut dur dès le début

Dès l’entame de la rencontre, Bencic subit le jeu de son adversaire et ne trouve pas de solution. 52 minutes plus tard, elle se fait renvoyer au vestiaire sur le score sans appel de 6-2,6-1.  « Elle était juste meilleure aujourd’hui. Deux niveaux au-dessus de moi, confie la St-Galloise déçue mais lucide. D’habitude, je parviens à mieux lire le jeu de mes adversaires mais là, je n’ai rien pu faire. J’ai essayé de casser son rythme mais ça ne marchait pas. Elle était très rapide et ne me donnait pas le temps de réfléchir. Elle joue vraiment très bien.»

La protégée de Mélanie Molitor quitte l’US open par la petite porte après trois tours et encore pas mal d’incertitudes. Elle est clairement en manque de repères après une saison 2016 de galère où les blessures furent son pain quotidien.

«J'ai encore du travail»

Pourtant, elle se sentait bien, ici à New York, et ses deux premiers tours laissaient présager un possible retour imminent à son meilleur niveau. Mais face à une joueuse de la trempe de Konta, elle a pu mesurer le poids des longs mois sans compétition. « Contre les meilleures, je n’ai pas encore retrouvé toutes mes armes. J’ai encore du travail. Des détails à améliorer mais des détails qui comptent.» 

Je suis heureuse d’avoir pu jouer sans douleur

Elle devra donc patienter avant de pouvoir jouer de manière totalement libérée et faire honneur à son talent. «Je suis évidemment très déçue. Après un match comme ça, tu te demandes forcément ce que tu aurais pu faire de mieux pour gagner et ce qu’elle a fait mieux», poursuit-elle. «Mais au final, je suis heureuse d’avoir pu jouer sans douleur. Je retrouve petit à petit mon rythme et mes sensations. Je vais continuer à bien m’entraîner. En gymnastique, tu dois attendre 4 ans avant la prochaine grande compétition. Moi, j’aurai une nouvelle chance dans deux semaines sur mon prochain tournoi et pour l’US open, je n’ai qu’un an à patienter.»

Elle le sait, elle reviendra plus forte à New York. Il y a deux ans, la St-Galloise, âgée de seulement 17 ans, s’était hissée en quarts de finales de l’US open après avoir notamment éliminé deux top 10 Angelique Kerber et Jelena Jankovic.  Elle aime ce tournoi et si le physique suit, on la reverra au plus haut niveau à Flushing Meadows. Elle n’a que 19 ans, Belinda Bencic.

A propos de l'US Open: L’Arthur-Ashe, portrait d’un stade déjanté

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