La rivalité Rossi-Márquez passera-t-elle l'hiver?

La saison de MotoGP s'est terminée par le sacre mondial de Jorge Lorenzo, sur fond de polémique entre Valentino Rossi et Marc Márquez. Deux semaines après le Grand Prix de Sepang, où les deux pilotes se sont accrochés, la tension n'est pas retombée d'un pouce. A Valence, lors de la dernière course de la saison, Márquez s'est mué en garde du corps de Lorenzo, a affirmé Rossi devant la presse. L'Espagnol s'est dit «insulté» par ces déclarations.

La saison 2016 sera-t-elle celle d'un retour à la sérénité sur le paddock, où le respect est traditionnellement une valeur cardinale? Il y a beaucoup de choses à régler, que ce soit entre Rossi et Márquez, mais aussi entre Rossi et Lorenzo, qui a eu des mots très durs envers son coéquipier la semaine dernière. Une chose est sûre, quelques vacances ne feront pas de mal à tous ces champions.


Kevin Cooper est-il un homme providentiel?

Au terme de la saison dernière, Servette était relégué en Promotion League. Faute d'avoir obtenu sa licence, pas d'avoir raté son championnat: la lutte avec Lugano, pour monter en Super League, avait été belle et incertaine. Avant que le classement ne soit réorganisé sur le tapis vert, les hommes de Kevin Cooper avaient terminé deuxièmes. L'entraîneur anglais, avec d'énormes exigences physiques et un message clair, avait impressionné. Il est resté à Genève malgré la relégation en troisième division et, après quatorze journées, son équipe pointait en tête.

Sollicité par l'ambitieux FC Wil, il vient de retrouver le chemin de la Challenge League. Déjà, sa formation se fait remarquer en battant le FC Le Mont (3-1) et met la pression sur le Lausanne-Sport, qui affronte Xamax ce lundi. Les Vaudois étaient les seuls à surnager dans un championnat très serré. Une défaite à Neuchâtel et les Saint-Gallois d'un Kevin Cooper abonné au succès seraient bien lancés à ses trousses.


Les arbitres ont-ils anticipé le retour de Grasshopper?

C'est une rengaine fort populaire dans le football suisse: «Les arbitres sont toujours du côté du FC Bâle.» Entonnée par des dirigeants, des entraîneurs et des joueurs, elle prétend que les directeurs de jeu font le lit des Rhénans en sifflant comme cela les arrange. En réalité, cette théorie du complot (fondée ou non) se retrouve dans bien des pays, déclinant l'adage qui veut qu'on ne prête qu'aux riches. Au milieu des années nonante, quand Grasshopper était «le» grand club du pays (sept titres entre 1990 et 2003), les Zurichois étaient aussi pointés du doigt.

Les arbitres de leur rencontre face à Bâle, dimanche, ont-ils anticipé leur retour au premier plan (GC pointe au deuxième rang du classement de Super League)? En tout cas, pour le coup, ce sont bien les Sauterelles qui ont bénéficié de décisions favorables pour s'imposer 3-2. Le Français Yoric Ravet semblait en position de hors-jeu pour inscrire le 1-0, tandis que Breel Embolo aurait pu obtenir un penalty dans les arrêts de jeu. Comme quoi...


Et maintenant, quel scandale?

Tous les dirigeants du sport mondial peuvent trembler, surtout s'ils ont des choses à se reprocher: la chasse est ouverte. Pendant des mois, la série «Scandale à la FIFA» a alimenté l'actualité. A chaque semaine son lot de révélations, de personnes impliquées, de déclarations enflammées. Le grand déballage semblait ne jamais devoir toucher à son terme. Alors que le rythme se calmait quelque peu, voilà que c'est la Fédération internationale d'athlétisme qui fait la Une avec de graves affaires de corruption, incarnées notamment par l'ancien président Lamine Diack.

En attendant d'en savoir plus, on peut déjà se demander quel sera le prochain épisode. De nouvelles têtes vont-elle tomber à la FIFA ou à la IAAF? De nouvelles instances vont-elles faire l'objet d'accusations? Les paris sont ouverts.


Cristiano Ronaldo doit-il écrire un livre?

Mais qu'est-ce que Cristiano Ronaldo a bien pu dire à Laurent Blanc? Le Real vient de battre le PSG en Ligue des champions, la star portugaise s'approche du coach français et lui murmure quelques mots à l'oreille. C'était l'image de la semaine dernière et elle n'a pas fini de faire parler d'elle. «Il m'a dit certaines choses, je ne vous dirais pas ce que c'est. C'était très élogieux», a commenté Laurent Blanc. Sur le Web, mille hypothèses ont été évoquées. De la plus sérieuse à la plus farfelue.

La question se pose comme en 2006, après le coup de boule de Zinédine Zidane à Marco Materazzi. A l'époque, la planète entière s'est demandée ce qui avait pu pareillement mettre hors de lui le meneur de jeu français. Le défenseur italien a fini par le révéler (il était question de la sœur de Zizou), mais dans l'intervalle, il avait surfé sur le buzz en sortant un livre compilant 249 propositions relevant de l'humour ou de l'absurde. Exemple: «Depuis que Foucault est mort, la philosophie française est lamentable.» Cristiano, c'est le moment ou jamais.