Be-hAPpy, le voilier du défi suisse de la dernière Coupe de l'America, se trouve encore dans les eaux d'Auckland (NZ). Son avenir se joue pourtant sur les bords du Léman. Mardi, Fast 2000, son propriétaire, a requis une prolongation de sursis concordataire devant le Tribunal de district à Nyon. Selon 24 Heures, l'annonce d'une offre de 350'000 francs d'Ernesto Bertarelli et le retrait d'intervention de 500'000 francs de passif aurait permis au groupe morgien d'obtenir le délai requis. Ce qui lui permet d'éviter de justesse une mise en faillite.

La demande de sursis concordataire de Fast 2000 date du mois de mars. A l'époque, cette requête équivaut à une mise sous tutelle judiciaire de la société morgienne, puisque cette dernière croule sous les dettes. Au début de l'été, Fast 2000 ne possède plus qu'un seul actif d'importance, son bateau. En juin, Ernesto Bertarelli entre en pourparler avec le groupe morgien pour son rachat. Une nouvelle réjouissante pour les créanciers qui peuvent enfin entrevoir un remboursement partiel des sommes avancées. Le Genevois aurait proposé une première somme de 250 000 francs. Mais l'offre, jugée insuffisante, a été rejetée. Entretemps d'autres défis, italien et australien, paraissent avoir manifesté leur intérêt, mais l'accord trouvé entre Bertarelli et Fast 2000 les laissent sur la touche.

Malgré, un montant final plus élevé que prévu, l'affaire paraît intéressante pour l'industriel genevois. En s'achetant le voilier, il dispose d'un bateau d'entraînement opérationnel, tout en mettant hors course un adversaire potentiel du même pays. Sans be-hAPpy, Fast 2000 n'envisage plus de participer à la Coupe de l'America 2003.

Contacté, Bernard Schopfer, chef de presse du défi de Bertarelli, suit les directives du groupe et garde le silence sur la transaction en cours. Les tenants et les aboutissants de l'affaire seront dévoilés lors d'une conférence de presse agendée le 7 septembre.