Les acteurs du football international portent une lourde responsabilité. Le monde les observe en permanence. Parfois pour les élever au rang d'idoles exemplaires. De plus en plus souvent pour les comparer à de vilains délinquants. Chaque jour ou presque, une brève plongée dans les mœurs des gens du cuir indique que tout fout le camp. A commencer par la bonne éducation. Ce mercredi, on a causé racisme, violence, grossièreté, mauvaise foi et indisciplines diverses chez les footeux professionnels.

Le florilège du jour débute gentiment, avec la remontrance faite par ses dirigeants à Oliver Kahn. Le gardien du Bayern Munich a «frictionné le nez» de Miroslav Klose – pourtant son compère en équipe nationale –, lors du match face au Werder Brême. Entraîneur des portiers bavarois, l'emblématique Sepp Maier a qualifié ce geste de «bêtise» et promis de remonter les bretelles de son protégé lors d'une prochaine mise au point.

Plus grave: l'attaquant de Fulham Andy Cole, déjà suspendu trois matchs pour avoir frappé un défenseur de West Bromwich Albion le 18 septembre dernier, a vu sa suspension doublée par la Fédération anglaise parce qu'il s'était montré violent et injurieux envers l'arbitre du match. L'amende dont il écope – 15 000 euros – correspond-elle seulement à son salaire hebdomadaire?

Encore plus grave: afin de prouver que le dérapage non contrôlé n'était pas l'apanage des joueurs, le sélectionneur national espagnol Luis Aragones s'est fait l'auteur de déclarations racistes en qualifiant le Français Thierry Henry de «nègre». Surnommé «le sage de Hortaleza» en raison de sa grande expérience, Aragones s'est approché à l'entraînement de José Antonio Reyes, coéquipier de Thierry Henry à Arsenal, et lui a crié: «Tu dois faire les choses de façon plus claire. Dis au nègre (ndlr: en faisant allusion à Henry) que tu es meilleur que lui. Dis-lui de ma part.»

Mourinho taxé de menteur

José Mourinho, entraîneur portugais de Chelsea, a quant à lui été taxé de menteur par son joueur Adrian Mutu. Le Roumain accuse son coach d'avoir prétexté une blessure pour l'empêcher de jouer avec son équipe nationale. Joseph Blatter, président de la FIFA, a promis de porter son attention sur ce genre de cas à l'avenir.

Le Valaisan a par ailleurs livré un mauvais carnet et une amende aux fédérations françaises (14 500 francs), italiennes et néerlandaises (10 000) «pour ne pas s'être conformées aux directives de la FIFA dans le jugement de cas de dopage». La sanction minimale – suspension de six mois et amende – prévue n'a visiblement pas toujours été respectée.