FINANCE

Les actions de Manchester United dans la tourmente

Les rumeurs autour de l'offre de rachat de BSkyB affolent les investisseurs

La guerre de l'intox continue autour du rachat de Manchester United par BSkyB, la chaîne de télévision par satellite de Rupert Murdoch. Mercredi, le Daily Telegraph annonçait que la Commission des monopoles et fusions (MMC) avait transmis des recommandations négatives au gouvernement concernant l'offre publique d'achat de 623 millions de livres (1,5 milliard de francs suisses) lancée en septembre 1998. Une information qui contredit complètement celles publiées samedi par plusieurs autres journaux, dont le Financial Times.

Selon le quotidien britannique, la position de la MMC serait motivée par le fait que l'offre ne correspondait pas à l'intérêt général. De plus, la commission anglaise se poserait des questions sur l'avantage dont disposerait BSkyB pour négocier les droits de retransmissions des matches de la Premier League. Une thèse relayée par les concurrents directs de la chaîne du magnat australo-américain, comme par exemple Cable & Wireless Communications qui relève qu'il est «un peu réducteur d'affirmer que Manchester United est un club comme les autres. Son poids dans les négociations pour la vente des droits est bien plus grand que les autres». Selon la procédure, le gouvernement anglais a jusqu'au 13 avril pour faire part de sa décision dans cette affaires.

Cette information, bien qu'immédiatement démentie par le porte-parole du Ministère du commerce et de l'industrie qui l'a qualifiée de « pure spéculation», a pourtant provoqué un vent de panique à la Bourse de Londres.

Ainsi, les actions de la chaîne de télévision à péage ont baissé de 1,3% à 542,5 pence. Dans le même temps, celles de Manchester United, le plus grand club coté, ont chuté de 8,75% à 219 pence, entraînant dans son sillage les titres de Newcastle (-5,3%), le numéro 4 du football anglais qui fait également l'objet d'une offre de rachat par NTL Inc. Conséquence général: le Bloomberg Football Club Index, l'indice de référence dans le suivi de l'industrie anglaise du ballon rond, a affiché un recul de 5,8%.

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