Sans l'étourderie d'un défenseur italien, la Suisse aurait concédé hier une défaite fâcheuse, sinon humiliante (3-3). Flavien Conne, son attaquant, l'admet volontiers: «Nous avons disputé une très mauvaise partie. Tant mieux: un peu d'humilité nous sera utile pour préparer notre quart de finale (ndlr: cet après-midi à 16h 30 face à la Suède). Voilà trois jours, déjà, que nous organisons notre emploi du temps en fonction de cette échéance. Nous n'arrêtons pas d'y penser. Sincèrement, nous n'avions pas la tête à un match sans enjeu contre l'Italie.»

Ralph Krueger le jure: «Nous serons prêts.» Parce que ce ne sera pas une passe d'armes ordinaire avec une constellation de virtuoses. Ce sera le premier quart de finale du hockey suisse sous la bannière olympique, contre une nation de référence. Il n'existe aucun équivalent dans la période d'après-guerre.

Les clés du succès sont connues: à une grande habileté manœuvrière, la Suisse ajoute une bravoure démesurée et une qualité fondamentale - mieux, une condition sine qua non. Ralph Krueger: «Sans un gardien de classe mondiale, il est impossible d'inquiéter une nation du top 6. Nous ne pouvons pas nier la prépondérance de ce poste dans le hockey moderne. Chez nous, David Aebischer et Martin Gerber jouent un rôle central. Ils débarquent d'Amérique et, à cet égard, ils amènent beaucoup de confiance dans le vestiaire. Ce sont deux fortes personnalités. Nous leur devons énormément.» Portraits croisés.