C’est une histoire déjà un peu datée, qui rebondit au cœur de l’été de peur d’être oubliée. Le 19 août, Human Rights Watch a rappelé la Fédération internationale de football (FIFA) à son devoir d’enquête et de transparence dans le scandale révélé en décembre 2018 des joueuses de l’équipe nationale d’Afghanistan abusées sexuellement par des dirigeants de leur fédération (AFF). En juin, la FIFA a suspendu à vie et condamné à une amende de 1 million de dollars le président de l’AFF, Keramuddin Karim. Mais le 8 août, la sélectionneuse afghane Kelly Lindsey et l’ancienne capitaine Khalida Popal soulignaient, dans une lettre ouverte adressée à Gianni Infantino, que la FIFA ne s’était pas attaquée à la «culture généralisée de l’abus» dans le football afghan, perpétrée par des «hauts dirigeants occupant des postes de pouvoir» avec «des complicité à tous les niveaux de l’AFF».

La FIFA assure faire au mieux, dans le respect des procédures et de la confidentialité des enquêtes. «Joueuses, entraîneuses et donneuses d’alerte ont pris des risques énormes ces trois dernières années pour apporter des preuves», insiste Human Rights Watch, qui estime que la sécurité des joueuses ne sera pas assurée tant que persistera cette «culture de l’impunité».