Un stade olympique flambant neuf est soudain entré dans l’histoire politique de la Côte d’Ivoire. Il se trouve à Ebimpé, au nord d’Abidjan. D’une capacité de 60 000 places, il brille par son architecture moderne en forme de nid d’oiseau. Le président ivoirien, Alassane Ouattara, l’a fait rebaptiser à son nom et y a organisé, le 17 mars, une cérémonie en hommage à son «fils», le premier ministre Hamed Bakayoko, mort d’un cancer le 10 mars en Allemagne. Sur la pelouse ont défilé des personnalités politiques, puis des stars de la musique africaine ont chanté jusqu’au petit matin les louanges du chef de gouvernement défunt.

Pour les «Messieurs Afrique» de Pékin, cette célébration est considérée comme un succès diplomatique. Le «stade Alassane-Ouattara» est un don de la Chine à la Côte d’Ivoire, qui accueillera, en 2023, la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football.