On l'avait laissé, l'hiver dernier, en pleine convalescence, amaigri. Aksel Lund Svindal revient - si l'on en croit de nombreux échos concordants nous arrivant d'Autriche - plus en forme que jamais. Le Norvégien ne porte plus aucun stigmate, ni physique, ni psychique, de la violente chute qui l'avait cueilli en plein succès à l'aube de la saison, sur les pentes de Beaver Creek (USA). Il a retrouvé toute la puissance que lui confère sa stature, 195 cm pour 100 kg.

Lors de la conférence de presse donnée par son équipementier, vendredi à Sölden, le vainqueur de la Coupe du monde 2006-2007 n'a pas dit qu'il visait un deuxième gros globe de cristal, mais ses propos l'induisaient: «Je veux montrer à moi-même et à ceux qui me connaissent bien quel est mon niveau. Je suis aussi bien préparé que l'an dernier, mais je ne sais pas où en sont les autres. J'ai besoin de chrono pour retrouver le rythme.»

Dans le Cirque blanc, tout le monde l'attend. Didier Cuche le voit occuper rapidement les avant-postes (lire ci-dessus). L'infatigable Hermann Maier perçoit en lui un digne successeur «capable de marcher dans (ses) traces». Le retraité Stefan Eberharter, reconverti en chroniqueur, estime que le potentiel de Svindal «est sans limite». Face à ce concert de louanges, l'intéressétempère: «Il est un peu tôt pour dire que je suis plus fort qu'avant, attendons quelques courses. Je suis déjà content d'être là. Il aurait pu en être autrement.»

Cet apôtre de la polyvalence, champion du monde de géant, devrait frapper fort à Sölden.