Dans une double interview publiée par Libération, Alain Prost et Me Franck Michel, l'administrateur judiciaire chargé de ce dossier, confirment n'avoir trouvé «ni sponsors ni investisseurs permettant d'assurer l'avenir et la continuité de l'écurie de F1». L'administrateur judiciaire a fait connaître sa décision de prolonger le délai de l'étude des offres jusqu'au 15 janvier. «A cette date, il se prononcera sur la continuation ou la cessation d'activité», déclare Prost. Le 22 novembre dernier, jour de sa mise en redressement judiciaire, Prost Grand Prix présentait une dette de 45,7 millions de francs suisses.

De son côté, Me Michel estime «qu'au-delà du 15 janvier, il sera très dur de tenir les délais pour participer au début de la prochaine saison». Il écarte d'emblée une mise en sommeil de l'écurie pour 2002 avec un éventuel retour en 2003. «L'entreprise ne pourrait pas être inactive pendant un an. Elle n'en a pas les moyens.» Interrogé sur une éventuelle liquidation au 15 janvier, Alain Prost répond: «Le nom m'appartient, et l'écurie peut être rachetée pour un franc dès aujourd'hui.»