Euro 2016

Alex Miescher: «Les perspectives sont meilleures qu’il y a deux ans»

Secrétaire général de l'Association suisse de football, Alex Miescher appelle à ne pas tout remettre en cause après l'élimination de la Nati

Aéroport de Montpellier, dimanche matin. Au lendemain de l’élimination de la Nati, les dirigeants de l’Association suisse de football tiraient un bilan forcément mitigé de l’aventure. «Nous ne nous attendons pas à un grand accueil à notre retour à Zurich», lançait le secrétaire général Alex Miescher.

Quelle était l’ambiance au sein de l’équipe après le match contre la Pologne?

C’était terrible, je n’avais jamais vécu cela. Dans l’avion, il n’y avait pas un mot. Tout le monde était effondré. A l’heure du repas, le coeur n’y était toujours pas. Après, chacun a fait ce qu’il fallait pour se remonter le moral. Pour ma part, j’ai pris un bain et été au lit tôt. Les plus jeunes s’y sont sans doute pris différemment. Pendant la nuit, on a retrouvé quelques rires.

Quel bilan tirez-vous de cet Euro?

Il est réussi, sans plus. Surtout au niveau du résultat. D’un autre côté, avec un peu de recul, il y a des motifs de satisfaction. Tout a été optimal, à part au moment où il aurait fallu être un peu «tueur» pour marquer plus de buts. Mais il ne faut pas tout remettre en question: nous avons vu une équipe de Suisse qui a su élever son niveau de jeu. Après, c’est le fil rouge de ces dernières années, on n’arrive pas à gagner quand cela compte vraiment. Mais il faut voir comme on a perdu: aux tirs au but, en en inscrivant quatre sur cinq. Dans bien des cas, cela permet de passer. En faisant exactement la même chose, on aurait pu être en train de parler d’une victoire historique.

Est-ce que cette équipe a posé des bases en vue du Mondial 2018?

Bien sûr. En deux ans, depuis l’arrivée de Vladimir Petkovic, nous nous sommes réinventés. J’ai aujourd’hui l’impression que les perspectives sont meilleures que ce qu’elles étaient au lendemain du Mondial 2014. Maintenant, le voyage continue. La qualification pour le Mondial 2018 sera notre objectif et ce serait une immense déception de ne pas l’atteindre. Soyez sûr que dès ce lundi, à Muri [siège de l’Association suisse de football, ndlr], tout le monde travaillera dans ce sens.

Etes-vous inquiet à l’idée que certains joueurs, comme Shaqiri, rejoignent la sélection du Kosovo?

Absolument pas. Nos meilleurs arguments sont nos qualifications régulières pour les grands tournois. Le jour où les pays d’origine de nos joueurs binationaux seront plus forts que la Nati, il y aura davantage de soucis à se faire.

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