Le Temps: L'équipe souhaite démarrer la saison pied au plancher. Quel est l'état des troupes?

Alexandre Moos: Notre préparation a été plus intensive que l'an dernier. Nous avons effectué un stage de huit jours à Saillon en décembre, puis un autre la semaine dernière à Murcie. L'équipe se trouve dans une forme nettement meilleure que l'an passé à la même époque.

– Cette course aux points UCI en vue du Tour de France représente-t-elle une pression particulière?

– La réalité est là: il nous faut des résultats, et vite! Nous pourrons ainsi préparer le Tour dans des conditions optimales. Ceci dit, nous ne nous prenons pas trop la tête à ce sujet. Nous aurons une bonne carte à jouer lors de Paris-Nice, puis au cours des classiques belges d'avril. En mai, nous saurons si nous sommes qualifiés pour le Tour. Si tel ne devait pas être le cas, cela constituerait un sacré échec.

– Votre titre de champion de Suisse a-t-il modifié votre statut au sein de l'équipe?

– J'ai enregistré de bons résultats en 2002. Les gens savent désormais que je peux gagner et je suis davantage pris en considération. Je ne me vois pas comme un leader, mais la confiance qu'on me témoigne me fait plaisir.