Football

Andrea Agnelli, un destin européen

Président de la Juventus de Turin, comme son père et son grand-père, Andrea Agnelli a relancé la «Vieille Dame» en Italie avant de s’attaquer à l’Europe, continent qu’il cherche aussi à dominer à travers les institutions

Au milieu des années 1990, Andrea Agnelli était un pilier de l’équipe de foot à cinq des employés de la Juventus dont il avait intégré le service commercial, à 22 ans, au sortir de ses études. Les chevilles adverses portent les stigmates de ce «défenseur rugueux et pas toujours habile», ainsi qu’il se décrit dans le numéro de mars du magazine officiel de l’UEFA, dont le modèle était Paolo Montero, 16 expulsions en 267 rencontres de Serie A.

Mais dans sa famille, on ne joue pas à la Juve, on la dirige. En 2010, à seulement 34 ans, Andrea Agnelli est coopté au poste de président et devient le quatrième du nom après son grand-père Edoardo (1924-1935), son oncle Gianni (1947-1954) et son père Umberto (1956-1962). Après une première année laborieuse (7e place en 2010-2011), il ouvre la voie à un cycle record en recrutant personnellement Antonio Conte. Depuis, la Juventus domine outrageusement la Serie A avec un huitième titre consécutif en ligne de mire, quatre Coupes et Supercoupes d’Italie, sans oublier les deux finales perdues de Ligue des champions (2015 et 2017).