Le duel au sommet aura bien lieu. La 62e édition du Tour de Romandie se jouera, selon toute vraisemblance, entre Andreas Klöden, qui a pris le maillot jaune grâce à sa victoire lors du contre-la-montre sédunois de vendredi, et Thomas Dekker, tenant du titre et valeureux dauphin de l'Allemand sur un parcours (18,8 km) casse-pattes. Avant l'étape reine de ce samedi entre Sion et Zinal, qui reste redoutable malgré la suppression par les organisateurs de la montée vers Saint-Luc en raison des risques d'éboulements, cinq petites secondes séparent les deux hommes au classement général.

«Ce sera une journée très tactique», estime Klöden, chef de file d'une formation Astana privée de Giro et de Tour de France cette année. «C'est dommage de ne pas pouvoir s'aligner sur toutes les épreuves, mais il y a d'autres courses à gagner au calendrier...» Le résident de Kreuzlingen (TG), qui aurait pu grappiller quelques longueurs d'avance supplémentaires si sa roue ne s'était pas bloquée dans le final, retrouve la forme après un début de saison perturbé par un méchant virus. «Il a pu bosser en toute sérénité sur le Tour de Turquie et les jambes reviennent», prévient Alain Gallopin, son directeur sportif.