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Dimanche à Wimbledon, un Andy Murray sûr de lui et de son destin, appuyé par un public tout à sa cause, a laissé au jeune Canadien Milos Raonic le rôle de la victime.
© Julian Finney

Tennis

Andy Murray, le régent du tennis mondial

En l’absence de Djokovic, Nadal et Federer, l’Ecossais ne s’est pas fait prier pour dominer Milos Raonic (6-4 7-6 7-6) et gagner un deuxième Wimbledon

Andy Murray est un grand joueur de tennis qui a eu le malheur de tomber sur plus grands que lui. Rafael Nadal, et surtout Novak Djokovic et Roger Federer. Jusqu’ici, l’Ecossais avait disputé dix grandes finales, toutes face à Djokovic ou Federer. Il n’en avait gagné que trois (US Open 2012, Jeux olympiques 2012, Wimbledon 2013) pour sept défaites. Son palmarès ne valait finalement pas mieux que celui de Stan Wawrinka, l’homme du 100% de réussite en finale.

Alors quand, pour la première fois depuis 2008, Andy Murray a l’occasion de disputer une grande finale sans voir l’un de ses tourmenteurs préférés en face, il sait qu’il ne doit pas rater l’aubaine. Pour se donner toutes les chances de son côté, le Britannique a rappelé depuis quelques mois Ivan Lendl, l’homme de ses grands succès, celui qui l’aida à se débarrasser de sa réputation de joueur émotif.

Dimanche à Wimbledon, un Andy Murray sûr de lui et de son destin, appuyé par un public tout à sa cause, a laissé au jeune Canadien Milos Raonic le rôle de la victime. Une première finale de Grand Chelem, même avec John McEnroe dans son box, cela impressionne et le tombeur de Federer en demi-finale se laissa gagner par l’émotion. Qui le fit perdre. Avec huit aces seulement, contre une moyenne de vingt lors de ses six tours précédents, Raonic a joué «petit bras».

En face, Murray, solide et concentré, a brillé en retour et tenu la distance dans les échanges. La puissance du Canadien devenait donc inopérante. Après avoir breaké dans le 7e jeu (4-3), Andy Murray bouclait la première manche en 41 minutes, en ne subissant qu’un ace et 9 coups gagnants de Raonic. Dans la deuxième manche, les deux joueurs allaient au tie-break mais Murray avait l’avantage dans l’échange: il n’avait commis que deux fautes directes alors que Raonic avait dû sauver quatre balles de break. Cet écart se confirmait dans le jeu décisif, remporté très nettement par Murray (7-3).

Rebelote dans la troisième manche, même si Raonic se procurait ses deux premières balles de break à 2-2. Au tie-break, Murray montrait à nouveau sa supériorité et s’offrait cinq balles de match. La deuxième était la bonne. Andy Murray devenait le premier Britannique à remporter Wimbledon depuis… lui-même en 2013.

Plaisanterie mise à part, l’Ecossais s’est définitivement débarrassé de l’ombre de Fred Perry. Non pas qu’il égale la légende du tennis anglais, mais il a suffisamment de mérites propres pour ne plus être comparé à tel ou tel. Ces derniers mois, Andy Murray a remporté la Coupe Davis (la Grande-Bretagne attendait cela depuis 1936) et disputé les finales des trois premiers tournois du Grand Chelem. Que peut-on lui souhaiter de plus? Battre Djokovic, Nadal ou Federer en finale, peut-être…

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