Les trois villes postulant à l’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2018 – Annecy, Pyeongchang (Corée du Sud) et Munich – ont déposé leur dossier de candidature auprès du Comité international olympique (CIO). Les trois cités candidates feront l’objet en février et mars de visites par le comité d’évaluation du CIO avant un vote définitif le 6 juillet à Durban (Afrique du Sud).

Outre la présentation du projet, chaque dossier contient toutes les garanties, y compris financières, requises par le CIO auprès des villes et gouvernements concernés. Pyeongchang est candidate pour la troisième fois à l’organisation des Jeux d’hiver. La ville s’est inclinée pour 2010 face à Vancouver et pour 2014 face à Sotchi (Russie).

Nous sommes convaincus d’avoir mis au point un dossier fort techniquement et un projet attractif pour les Jeux d’hiver, qui créera un cadre idéal pour les athlètes», a déclaré le président du comité de candidature sud-coréen, Choc Yang ho.

Annecy, qui présente les moins bonnes notes dans les premières estimations du CIO, a tenté de relancer sa candidature en nommant à sa tête l’homme d’affaires Charles Beigbeder. Il sera encadré par deux personnalités du monde sportif, l’ancien champion olympique de slalom Jean-Pierre Vidal et la Suédoise Pernilla Wyberg, double championne olympique de ski alpin et ex-membre du CIO.

Munich a remis son dossier sans avoir résolu le conflit qui oppose les promoteurs du projet à des agriculteurs bavarois, hostiles à l’utilisation de leurs terres durant les Jeux. Les responsables de la candidature munichoise ont dit avoir l’espoir de parvenir à un accord dans les semaines qui viennent. Des exploitants agricoles de Garmisch-Partenkirchen, où se déroulerait une partie des épreuves, ont répété à plusieurs reprises qu’ils ne céderaient pas.

A peine mis sous clé les dossiers des candidats à l’organisation des JO d’hiver 2018, le Comité international olympique (CIO) se penche mercredi et jeudi à Lausanne sur les préparatifs des éditions plus proches des Jeux, ceux de 2012, 2014 et 2016. La concomitance des dates entre la remise des dossiers par Annecy, Munich et Pyeongchang, lundi et mardi, et la commission exécutive du CIO les deux jours suivants est une coïncidence.

Les deux journées de travaux seront donc consacrées à l’écoute des rapports des commissions qui coordonnent ceux de Londres (été), Sotchi (hiver), et Rio de Janeiro (été), théâtres des futurs Jeux. Jacques Rogge, président du CIO, livrera notamment ses impressions après son premier voyage à Rio depuis la désignation de la métropole brésilienne, en octobre 2009. Nul doute également que le patron de l’autorité olympique sera invité à répondre, du moins dans l’intimité de sa commission exécutive, à la charge de Sepp Blatter, son homologue de la Fédération internationale de football, lui-même membre du CIO, qui a jugé vendredi dernier que la Fifa était plus à l’abri de la corruption que le CIO, «repaire de têtes couronnées […] coupé du monde sportif et […] bien moins transparent». Rogge devrait également s’opposer à la proposition du patron de la Fifa qui a suggéré de faire jouer en plein hiver la Coupe du monde 2022 au Qatar. Une date qui ferait entrer en collision le Mondial avec les jeux Olympiques d’hiver.cha/sg

A peine mis sous clé les dossiers des candidats à l’organisation des JO d’hiver 2018, le Comité international olympique (CIO) se penche mercredi et jeudi à Lausanne sur les préparatifs des éditions plus proches des Jeux, ceux de 2012, 2014 et 2016.

La concomitance des dates entre la remise des dossiers par Annecy, Munich et Pyeongchang, lundi et mardi, et la commission exécutive du CIO les deux jours suivants est une coïncidence. A ce stade, en attendant la visite cruciale de la commission d’évaluation chez les candidates, en février et mars, le gouvernement du CIO n’a pas vraiment à se pencher sur les dossiers fraîchement déposés.

Les deux journées de travaux seront consacrées à l’écoute des rapports des commissions qui coordonnent ceux de Londres (été), Sotchi (hiver), et Rio de Janeiro (été), théâtres des futurs Jeux. Jacques Rogge, président du CIO, livrera notamment ses impressions après son premier voyage à Rio depuis la désignation de la métropole brésilienne, en octobre 2009.

Nul doute également que le patron de l’autorité olympique sera invité à répondre, du moins dans l’intimité de sa commission exécutive, à la charge de Sepp Blatter, son homologue de la Fédération internationale de football, lui-même membre du CIO, qui a jugé vendredi dernier que la Fifa était plus à l’abri de la corruption que le CIO, «repaire de têtes couronnées […] coupé du monde sportif et […] bien moins transparent».

Rogge devrait également s’opposer à la proposition du patron de la Fifa qui a suggéré de faire jouer en plein hiver la Coupe du monde 2022 (LT 17.12.2010) au Qatar. Une date qui ferait entrer en collision le Mondial avec les jeux Olympiques d’hiver.