Ancien capitaine de l’équipe de Suisse de football, docteur en psychologie et psychothérapeute, Lucio Bizzini a créé le premier syndicat suisse des joueurs de football, introduit en équipe nationale l’approche psychologique des matchs, et cofondé l’Association suisse de psychothérapie cognitive. Il intervient régulièrement dans Le Temps sur le sport.

Après Jakob Kuhn, le football suisse a perdu un autre monstre sacré, Paul Wolfisberg, décédé le 24 août à 87 ans. Avant «Köbi» (2001-2008), «Wölfi» a entraîné la Nati (entre 1981 et 1985) avec une approche semblable, une même bonhommie et un paternalisme authentique vis-à-vis des joueurs. Les circonstances étaient toutefois différentes: en vingt ans, le football suisse avait radicalement changé et les sélections nationales aussi.

Au début des années 1980, les dirigeants de l’ASF cherchent l’homme qui mettra fin aux trop fameuses «défaites honorables» qui ont caractérisé (hélas) la décennie précédente. Le choix se porte sur un entraîneur lucernois au look à la Guillaume Tell. Les résultats ne seront pas vraiment convaincants (aucune qualification pour une phase finale, seulement 17 victoires en 52 rencontres) mais Paul Wolfisberg jettera les bases pour la période dorée du football suisse.