Tennis

Antoine Bellier, saison 5

Après quatre ans sur le circuit ATP, le jeune joueur genevois pensait avoir une bonne maîtrise du monde du tennis professionnel, mais deux bouleversements majeurs sont venus brouiller ses repères

En septembre 2014, un mois avant ses 18 ans, le Genevois Antoine Bellier s'est lancé dans la difficile et exaltante aventure du sport professionnel. «Le Temps» a décidé de le suivre durant l'intégralité de son parcours et, bon an mal an, de raconter sa saison de tennis.

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Le 17 mars 2019, Antoine Bellier a remporté le premier titre en simple de sa jeune carrière de joueur de tennis professionnel. Le Genevois a enchaîné cinq victoires à Arcadia (Californie) avant de soulever le joli trophée, une petite coupe en cristal, de ce tournoi ITF de la catégorie M15. Sa précédente finale, perdue à Sion contre son camarade Johan Nikles, remontait à septembre 2016. De cette performance, il ne fut jamais question durant l’heure et demie que nous avons passée en sa compagnie mercredi pour faire le point sur sa carrière, comme nous le faisons au début de chaque été depuis 2015.

C’est sans doute de notre faute, nous n’avons pas abordé le sujet. Mais c’est probablement aussi que, dans le sport professionnel, 100 jours, c’est loin. C’est surtout qu’Antoine Bellier, 22 ans, a depuis vécu une autre expérience inédite: la blessure. La vraie. Il est venu sans sac ni raquette et n’a pas d’entraînement prévu, autre première. «Je ne peux presque rien faire, pas même du vélo ou du jogging. Pour simplifier, disons que j’ai une entorse à la hanche. Je me suis fait ça lors d’un entraînement en Suède [il s’entraîne à l’année à l’académie Good to Great, à Stockholm]. A chaud, j’ai pensé que ce n’était qu’une petite douleur comme on en a cent quand on joue au tennis, mais après cinq minutes je ne pouvais plus bouger. Idem au bout d’une semaine lorsque j’ai voulu reprendre. Alors voilà: six semaines d’arrêt.»