En septembre 2014, un mois avant ses 18 ans, le Genevois Antoine Bellier s’est lancé dans la difficile et exaltante aventure du sport professionnel. «Le Temps» a décidé de le suivre durant l’intégralité de son parcours et, bon an mal an, de raconter sa saison de tennis.

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Aurait-il fait un bon grimpeur? Sans doute pas. Trop grand, trop lourd. Mais il «emmène» un sacré braquet avec le sourire, sans s’arrêter de parler, sans même une goutte de sueur alors qu’une flaque commence à se former, juste à côté, sous le home-trainer de son préparateur physique. Antoine Bellier, que Le Temps retrouve pour la sixième fois, est en pleine forme. Il la travaille deux fois par semaine au Club pugilistique de Carouge, entre vélo, musculation et boxe.

Est-il toujours joueur de tennis? Plus que jamais! Mais la pandémie de Covid-19 a fortement bousculé son quotidien. Pour un travailleur qui voyage 35 semaines par an, le télétravail s’appelle entraînement. «Depuis le début de l’année 2020, je n’ai disputé que 13 matchs internationaux, plus 8 en Suisse depuis que l’on peut rejouer», calcule-t-il sans y prêter trop d’intérêt. Un joueur regarde toujours devant lui.