Toute cette semaine, «Le Temps» a raconté le Mondiale de football de 1990, il y a donc exactement trente ans de cela, en Italie. Une édition exceptionnelle, à tout point de vue.

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C’est un peu l’histoire de la poule et de l’œuf. La Coupe du monde la plus violente de toutes se dispute l’année où le port des protège-tibias est pour la première fois obligatoire. Italia Novanta s’ouvre le 8 juin par deux expulsions (camerounaises, contre l’Argentine) et s’achève le 8 juillet par deux expulsions (argentines, contre la RFA), deux tristes matchs conclus sur des 1-0.

En Italie, la campagne «Fair-play please» fait également son apparition. Il n’aurait peut-être pas fallu dire «s’il vous plaît»: la FIFA recense au final 16 expulsions (contre 8 quatre ans plus tôt au Mexique), 31 joueurs suspendus pour 2 avertissements (14), 163 cartons jaunes (135). Mais tout n’augmente pas, il n’y a eu que 115 buts marqués, une moyenne de 2,21 par match (contre 132 et 2,54 par match en 1986). A ce record négatif s’ajoutent les sifflets endurés tout le tournoi par l’équipe d’Argentine, des pertes de temps systématiques par les gardiens de but, des coups, des contestations et un crachat dans la nuque (de Rijkaard sur Voeller).