L'équipe de France a réussi dimanche l'exploit devenir championne du monde de handball au détriment de la Suède, grande dominatrice de la discipline depuis dix ans, au terme d'un match de très haut niveau. Soutenus par les 15 000 spectateurs d'un Palais de Paris-Bercy surchauffé, les Français, qualifiés la veille grâce à leur victoire contre l'Egypte (24-21), se sont imposés 28-25 après prolongations. Ils remportent ainsi leur deuxième titre mondial après celui de 1995. Un titre qui marque la fin de la génération des «Barjots» et de leur patron, Jackson Richardson, et le début d'une nouvelle ère, incarnée par Bertrand Gille, désigné meilleur pivot de la compétition.

Après avoir été menés 4-0 après sept minutes de jeu, les quadruples champions du monde suédois, vainqueurs samedi de la Yougoslavie (25-24) en demi-finale, reprenaient leurs esprits. La partie s'équilibrait, et les Bleus regagnaient les vestiaires avec un but d'avance (11-10). Mais, à la reprise, la fluidité suédoise prenait le dessus, avec des combinaisons qui se terminaient régulièrement par un tir de Wislander, et qui permettaient aux tenants du titre de mener au score pour la première fois de la partie à la 34e minute (14-13).

La partie se transformait alors en combat, et chaque coup de sifflet des arbitres norvégiens, MM. Oie et Hogsnes, redonnait de la hargne aux Français, qui égalisaient au courage par Abati (17-17 à la 49e). En même que la tension, le spectacle augmentait d'intensité dans les dix dernières minutes. Anquetil offrait la prolongation à la France à neuf secondes de la sirène (22-22). Puis, comme contre l'Allemagne en quart de finale, les Français sortaient finalement vainqueurs de ces dix minutes de folie grâce à un Cazal efficace (3 buts) et un Fernandez survolté, meilleur buteur du match avec 8 buts. Bercy pouvait exploser de joie.

LT