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Un supporter français fête la victoire de son équipe sur la place face au bar «The Great Escape» à Lausanne, le 15 juillet 2018.
© Jean-Christophe Bott/Keystone ©

Mondial 

Après le sacre français, des Romands tiquent 

Les expatriés français ont fêté dimanche soir la victoire de leur équipe. Une joie exprimée sans retenue, et qui a agacé de nombreux Suisses. Le vestige d’un désamour historique pour le grand voisin. A moins que les tensions ne s’apaisent…

La fièvre est montée dimanche soir en Suisse romande. Une masse de supporters français, drapeaux tricolores à la main, a fièrement entonné la Marseillaise à Lausanne pour célébrer le triomphe des Bleus en finale de Coupe du monde. Cette joie tapageuse a fait grincer quelques dents helvètes. Le grand voisin est accusé de patriotisme excessif. «J’en ai déjà marre, je n’arrive pas à les respecter», admet @schweiz_fussba dans un tweet aux accents haineux.

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De nombreux internautes suisses ont une crainte profonde: entendre parler de cette deuxième étoile pendant de longues années. Le jour de la finale, l’humoriste Thomas Wiesel redoutait des débordements: «J’ai déjà honte d’une partie de mes compatriotes», avait-il tweeté.

«Grand frère embêtant»

Beaucoup rêvaient d’une défaite de la France, au point de l’exprimer vigoureusement sur les réseaux sociaux. En 2006, un t-shirt circulait avec inscrit dessus: «Je supporte deux équipes: la Suisse et n’importe quelle équipe qui battra la France.»

Cet état d’esprit reste bien ancré, mais il est loin de faire l'unanimité. «On a mille fois le droit de vouloir une victoire croate. Dans ce cas, on parle de sport. Et pas de «sales frouzes» et de «chouineries anti-françaises de base», lâche le comédien Frank Semelet sur Facebook.

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Plusieurs Suisses ont d’ailleurs mis de côté cette rivalité historique. «Certains reprochent aux Français de rappeler en permanence leur victoire en 1998, alors qu’ils n’en parlent jamais. La France, c’est le grand frère embêtant», estime une Lausannoise de 26 ans, qui était devant l’écran géant à Ouchy. Sa présence était un «pied de nez» aux intolérants. Avec un espoir: que les frères ennemis cessent de se chamailler.

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