Des portraits en noir et blanc d’un jeune homme souriant recouvrent, çà et là, les murs de la capitale argentine. «Justice pour Fernando», peut-on lire sur les affiches, en lettres majuscules. Dans la nuit du 17 au 18 janvier, Fernando Baez Sosa, étudiant de 18 ans, a été retrouvé inconscient sur le trottoir devant une boîte de nuit de Villa Gesell, station balnéaire de la côte Atlantique prisée des Argentins durant l’été austral. Après qu’une dispute a éclaté entre des rugbymen et les amis de Fernando dans la boîte de nuit, le jeune homme a été roué de coups par une dizaine de joueurs. Il est décédé quelques minutes à peine après son arrivée à l’hôpital.

L’affaire a profondément ému l’Argentine, pays des Pumas – la meilleure équipe du continent américain – et a provoqué une onde de choc au sein du rugby argentin. Dix hommes ont été arrêtés, tous membres du club Nautico Arsenal Zarate, dans la province de Buenos Aires. Agés de 18 à 20 ans, ils ont été, pour neuf d’entre eux, formellement identifiés par des vidéos de surveillance et des témoins.