Ici, un homme porte un maillot de l’équipe nationale du Maroc et, sur les épaules, un drapeau du Qatar. Là, un supporter de la Tunisie arbore une écharpe de l’Arabie saoudite. Un peu plus loin, des Maghrébins de nationalité indéterminée négocient le prix de drapeaux de la Palestine. Il n’y a qu’à flâner dans les ruelles étroites du souq Waqif, le centre historique vaguement «vieilles pierres» de Doha, pour s’en rendre compte: la première Coupe du monde de football organisée dans le monde arabe transcende les divergences politiques et les rivalités régionales.