Hockey sur glace

Avenir incertain à Genève-Servette

En poste depuis près de seize ans, l’entraîneur Chris McSorley semble aujourd’hui menacé, au bout d’une saison décevante

Chris McSorley est-il toujours l’homme de la situation à Genève-Servette? A la bande du club de hockey depuis près de seize ans, l’entraîneur canadien semble plus fragilisé que jamais alors que son équipe a été éliminée en quarts de finale des play-off par Zoug, sur le score sans appel de 4-0. «Je n’ai pas les mots pour dire à quel point je suis en détresse, a-t-il avoué, le visage marqué, au micro de la RTS. J’espère que je serai encore là la saison prochaine.»

Pendant des années, Chris McSorley fut à la fois copropriétaire du club, manager et entraîneur. Omnipotent, intouchable. Mais en 2014, le président Hugh Quennec lui a racheté ses parts et est devenu seul maître à bord. En échange, le technicien s’est vu offrir un contrat de très longue durée synonyme de sécurité. Pour se séparer de son entraîneur, Genève-Servette devrait passer à la caisse pour un montant estimé par plusieurs sources à quelque trois millions de francs. Au terme d’une saison décevante, la somme ne semble plus rédhibitoire aux yeux des dirigeants, qui n’ont rien communiqué sinon qu’ils n’écartaient aucune option.

A mesure que les rumeurs enflent, chacun choisit son camp. D’un côté, celui de McSorley, entraîneur apprécié mais qui n’a jamais mené les Aigles au titre. De l’autre, celui de Quennec, propriétaire pourvoyeur de fonds mais dont la cote d’amour dans le microcosme sportif genevois reste écornée par une «pige» dans le football qui a abouti à la relégation administrative de Servette en troisième division. Le vestiaire serait divisé. Les supporters qui s’expriment sur internet aussi. Du côté des soutiens financiers, beaucoup soutiennent McSorley mais La Tribune de Genève, qui suit l’affaire de très près, en a trouvé qui estiment qu’il est temps de tourner la page.

A Genève, la saison est terminée sur la glace. Elle se poursuit en coulisses.

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