L’épidémie de Covid-19 se propage en Californie, et les organisateurs du tournoi de tennis d’Indian Wells n’ont pas eu le choix. Après avoir annoncé la mise en place de mesures de précaution, telles que le port de gants obligatoire pour les ramasseurs de balles, les bénévoles chargés de prendre les billets et les employés des points de restauration, ils ont dû se résoudre à annuler le Masters 1000, une des étapes les plus importantes des circuits ATP et WTA après celle du Grand Chelem. La décision a été prise dimanche en fin de journée à la veille des premiers matchs de qualification pour les tableaux principaux.

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Alors que l’état d’urgence a été déclaré vendredi en Californie, la direction du tournoi a tranché après que «le Département de santé publique du comté de Riverside eut déclaré une urgence de santé publique pour la vallée de Coachella, suite à un cas confirmé de coronavirus au niveau local».

Les stars du tennis mondial, du Serbe Novak Djokovic à l’Américaine Serena Williams, en passant par l’Espagnol Rafael Nadal et la numéro 1 mondiale australienne Ashleigh Barty, étaient pour certaines déjà arrivées en Californie, afin d’y préparer ce rendez-vous très attendu chaque année. La question qui se pose désormais: jusqu’à quel point l’épidémie de Covid-19 va-t-elle perturber leur saison?

Et la suite?

Leur regard se tourne déjà vers le tournoi de Miami, qui appartient aussi aux catégories Masters 1000 et Premier Mandatory, les mieux dotées après les tournois du Grand Chelem. Il doit avoir lieu dans deux semaines, mais en Floride, des événements d’ampleur ont déjà fait les frais de la situation actuelle. L’Ultra Music Festival, qui réunit 150 000 personnes chaque année à Miami, n’aura pas lieu. Il devait se terminer le 22 mars, à la veille du début du tournoi de tennis…

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Directeur du tournoi d’Indian Wells, l’ancien pro Tommy Haas a bien fait part de sa volonté de l’organiser plus tard dans la saison. Mais quand? Le calendrier de la saison est si dense que les créneaux sont rares, a fortiori pour un tournoi durant une dizaine de jours comme celui-ci. D’autant qu’après Miami est censé débuter la saison sur terre battue en Europe, avec Roland-Garros en ligne de mire, après des Masters 1000 à Monte-Carlo, Madrid et Rome, dans des pays eux aussi frappés de plein fouet par le coronavirus.

«Il est trop tôt pour spéculer à propos des tournois qui doivent suivre», a déclaré à ce propos le président de la WTA, Steve Simon dans un communiqué. Dans L’Equipe, le capitaine de l’équipe de France de Fed Cup, Julien Benneteau, avait toutefois de la peine à faire preuve d’optimisme: «Le tennis va être impacté, c’est sûr. Aujourd’hui, je ne vois pas comment par exemple les phases finales de Fed Cup à Budapest [14-19 avril] pourront être maintenues à la date prévue.»

Quant à Roland-Garros, la prochaine levée du Grand Chelem au calendrier (24 mai-7 juin), «ni report ni annulation» n’était envisagé par les organisateurs ce week-end. Mais avec le coronavirus, le sport mondial commence à comprendre que la vérité d’un jour n’est parfois pas celle du lendemain.