«Si nous avons froid? Ah non, au contraire, il fait très chaud ici…» Haris Seferovic a des raisons de s’étonner de la question. Sans cette petite brise bienvenue, le visiteur suisse étoufferait sous le costaud soleil et les près de 30°C de la cité balnéaire de Mardakan, en Azerbaïdjan. Mais pour les habitants de la «Terre de feu», définitivement, l’été n’est pas encore arrivé. Ils nous disent tous que «les soirées sont fraîches» (20°C), que «l’eau de la mer gagnerait à se réchauffer» (22°C). Et puis seuls les plus téméraires bravent l’interdiction de la baignade, qui ne sera officiellement levée que ce jeudi 10 juin. Alors un calme absolu règne sur les rives de la Caspienne, où la Nati prépare son premier match de l’Euro, ce samedi contre le Pays de Galles (15h, heure suisse).

Depuis que l’Azerbaïdjan utilise le sport pour attirer à lui les athlètes, leurs supporters et l’attention du monde, il agite systématiquement les promesses ultra-modernes de Bakou, ses lumières, ses constructions futuristes, son animation frénétique. Elles sont tenues à l’ouest, en quittant l’aéroport. En se dirigeant vers l’est, les 54 membres de la délégation suisse ont vite découvert une autre facette du pays.