La Swiss Football League vient de lancer un processus d’analyse de ses ligues professionnelles. Durant six mois, les dirigeants vont écouter tous les acteurs du milieu pour déterminer si les formules en vigueur satisfont leurs attentes. Il ressortira peut-être de l’enquête qu’un championnat à dix équipes seulement et quatre tours entraîne une certaine lassitude. Comment se passionner pour un quatrième match au sommet entre Bâle et Young Boys, quand de toute façon, le titre est déjà joué? Dans ce contexte, il faut chercher ailleurs «le» choc de l’année. Très précisément au Parc Saint-Jacques où, en quarts de finale de la Coupe de Suisse, le FC Bâle reçoit ce jeudi le FC Zurich (20h30).

Les deux équipes comptent parmi les plus prestigieuses du pays; elles sont suivies par les supporters les plus chauds; elles sont les seules à avoir remporté des titres de champion de Suisse depuis 2004 (trois pour Zurich, dix et bientôt onze pour Bâle). Mais cette saison, elles ne s’affronteront que cette seule et unique fois. En mai dernier, le FC Zurich était relégué au terme d’un parcours en championnat catastrophique et condamné à évoluer pour une saison dans une Challenge League indigne de son calibre. Bien décidé à ne pas s’y éterniser, il a gardé ses joueurs, son staff, ses moyens financiers.

Une des meilleures équipes du pays

Pendant que le FC Bâle aligne les succès dans l’élite comme à son habitude (19 en 22 matches jusqu’ici), le FC Zurich fait pareil en deuxième division (17 en 22 matches). Comme les Rhénans, les Zurichois n’ont perdu qu’une fois. Ses concurrents semblent réduits à se battre pour une deuxième place qui ne sert pas à grand-chose, comme l’expliquait au Temps le défenseur de Xamax Mustafa Sejmenovic il y a quelques mois: «La promotion, ce n’est pas vraiment un sujet dans le vestiaire. Nous avons trop la tête sur les épaules pour cela. Cette saison, il faut être conscient que le FC Zurich est l’une des cinq ou six meilleures équipes de Suisse. Alors, forcément, en Challenge League…»

L’ancien international Stéphane Henchoz va plus loin: «Zurich, c’est 25 millions de budget, autant que YB et Sion, et sur le terrain, c’est aussi fort. Pour moi, le FCZ reste potentiellement le deuxième ou troisième club du pays. Si le match de Coupe avait dû se dérouler au Letzigrund, j’aurais misé sur Zurich. Mais là, au Parc Saint-Jacques, la marche est peut-être un peu haute quand même.» Toute la Suisse du foot se réjouit de le savoir.


Les quarts de finale de la Coupe de Suisse

Mercredi: 19h30 Young Boys – Winterthour; 20h30 Aarau – Lucerne.

Jeudi: 19h Sion – Kriens; 20h30 Bâle – Zurich.