A bout de souffle, à bout de forces, Rafael pleure sur le banc de touche. C’est trop d’émotions d’un coup pour un enfant de 11 ans. Il a même posé deux gros tacles – en salle, cela se fait encore moins – qui ont à peine effleuré ce fichu numéro 11 du Bayern, mais ont convaincu son éducateur, Miloud Belgacem, de le remplacer. Pierre, son père, réconforte Raphaël à sa manière, compréhensive mais sans apitoiement. «Ne pleure pas, regarde et profite. Ça ne t’arrivera peut-être qu’une fois dans ta vie.»