Limogé au printemps par Baulmes, Umberto Barberis n'est déjà plus à la tête du FC Lausanne-Sport, où il avait pris ses fonctions d'entraîneur en juin dernier. L'ex-international a offert sa démission au lendemain de la défaite concédée à La Pontaise devant Winterthour (1-3).

«Il valait mieux en rester là, avoue Jean-François Collet, président du club. Barberis est un bon entraîneur mais avec ce groupe, l'alchimie n'a pas fonctionné. A la fin, il n'y avait plus de plaisir. Et face aux mauvais résultats de l'équipe, Bertine avait posé ses conditions: il souhaitait exclure certains joueurs du contingent et nous n'avons pas voulu suivre cette voie.»

Un bilan bien terne

Le FC LS présente un bilan bien terne depuis le début de la saison. Contre toute attente, l'équipe doit en effet se battre contre la relégation. Elle n'occupe que le 14e rang de la Challenge League à l'issue du premier tour, à égalité de points avec Locarno, le premier relégable. «Nous avons très mal commencé la saison, avec seulement 6 points en 10 matches, fait remarquer Jean-François Collet. Ensuite, malgré un léger mieux au niveau comptable, la qualité du jeu n'a jamais vraiment décollé. Vu le spectacle que nous avons présenté ces derniers temps, on ne peut pas vraiment en vouloir au public d'avoir déserté le stade.»

Quel avenir pour Umberto Barberis (injoignable hier), qui divorce du LS pour la troisième fois après les ruptures de 1993 et 2002? «Il est sous contrat avec Lausanne-Sport jusqu'au mois de juin, précise Jean-François Collet. Nous devons nous rencontrer cette semaine pour voir si un autre mandat peut lui convenir.» Son successeur sur le banc n'a pas encore été désigné.