Il n’y a pas eu de miracle pour Lyon au Camp Nou. Battu 5-2 par Barcelone au terme d’un match très spectaculaire, l’OL quitte la Ligue des champions au stade des 8es de finale pour la troisième année consécutive. Le constat d’échec est sans appel pour le club du président Aulas, même s’il est tombé contre un adversaire au potentiel offensif probablement sans égal en Europe.

Comme au match aller, durant lequel il avait inscrit le précieux but égalisateur (1-1), Thierry Henry a été le bourreau de ses compatriotes. L’attaquant français du Barça a frappé à deux reprises en l’espace de trois minutes (25e/27e), tout d’abord sur une balle en profondeur de Marquez sur laquelle Boumsong coupait le hors-jeu, puis sur un décalage parfait de Xavi.

Ces deux buts concédés coup sur coup brisaient le moral des Lyonnais, qui encaissaient encore deux buts à l’approche du repos. Au terme d’une action de manuel, Messi inscrivait le numéro trois à la 40e. Peu après, totalement dépassée, la charnière Cris-Boumsong craquait et Eto’o (43e) en profitait.

Tout près de l’humiliation, l’OL avait alors une réaction d’orgueil, marquant par Makoun (44e) puis Juninho (48e). Ces deux réussites mettaient à nu certaines lacunes défensives des Catalans, orphelins de Puyol. Par la suite, le Barça aurait pu saler l’addition si ses joueurs avaient fait preuve de plus d’altruisme dans la phase finale de leurs actions. Seul le remplaçant Keita trouvait la faille dans les arrêts de jeu, après l’expulsion de Juninho (deux avertissements).

Porto et Arsenal passent

Porto a également gagné le droit de poursuivre son parcours, en faisant 0-0 à domicile face à l’Atletico Madrid. Les Portugais, vainqueurs de l’épreuve en 2004, sont qualifiés grâce au nul obtenu en Espagne à l’aller (2-2).

Au Stade olympique de Rome, là où se tiendra la finale le 27 mai, Arsenal s’est qualifié au terme des tirs au but (7-6). Le penalty décisif a été manqué par Tonetto. L’AS Rome ne jouera donc pas la finale à domicile, comme en 1984, quand elle avait perdu contre Liverpool… aux tirs au but.

Bien qu’handicapée par plusieurs absences, la Roma avait gommé le retard concédé au match aller dès la 9e, grâce à un but de Juan. Le score n’a ensuite plus bougé malgré plusieurs occasions majoritairement romaines, et il a donc fallu jouer les prolongations et les tirs au but. Les Gunners ont évolué sans Djourou, qui n’a pas quitté le banc.