Le Barça, double champion d’Espagne en titre et nouveau leader, reste le maître du «Clasico» avec une cinquième victoire consécutive. La plus belle de ces dernières années au Camp Nou. En Espagne, un 5-0, on appelle cela «una manita» (petite main). Pour le Real, c’est une nouvelle humiliation face à son éternel rival, un an et demi après le 6-2 encaissé au stade Santiago-Bernabeu.

José Mourinho, qui avait éliminé le Barça en Ligue des champions avec l’Inter Milan la saison dernière, n’a pas trouvé la bonne formule avec sa nouvelle équipe pour lui permettre de rester invaincue en Liga. L’entraîneur portugais avait le visage fermé sur son banc et il s’est très peu levé, contrairement à son habitude.

Pour son homologue du Barça, Josep Guardiola, la jolie série se poursuit: cinq «Clasicos», cinq victoires. Guardiola, comme à son habitude, avait prévenu la veille du choc que son équipe attaquerait. Et c’est ce qu’elle a fait.

Ce que Guardiola n’avait sans doute pas prévu, c’est que le Real serait aussi passif. L’entraîneur du Barça avait pourtant décrit son adversaire comme la «meilleure équipe du monde en contre-attaque». Lundi, le Real n’a rien pu construire, complètement étouffé au milieu du terrain par le trident champion du monde: Xavi, Iniesta et Busquets. Les deux premiers ne seront pas loin du Ballon d’Or-Fifa, c’est une certitude.