En danger avant son choc contre l’Inter, Barcelone possède désormais deux points d’avance sur les Milanais et les Russes. Kiev est dernier, mais à trois unités seulement des Catalans. La dernière journée – l’Inter recevra le Rubin et le Dynamo accueillera le Barça – sera à n’en pas douter passionnante.

Jamais un tenant du titre n’a été sorti de la Ligue des champions en phase de poules. Et Barcelone ne veut pas endosser le rôle de pionnier en la matière. L’attitude de la formation de Guardiola – qui laissait Messi et Ibrahimovic sur le banc! – dès le coup d’envoi de la partie, arbitrée par le Tessinois Massimo Busacca (son 28e match de C1), suffisait à convaincre des intentions ibères.

Pedro confirme

Fluidité, mobilité, rapidité, intelligence et qualité technique: tous les ingrédients que les «Blaugranas» avaient semblait-il quelque peu oublié ces derniers temps étaient au rendez-vous de ce match de la presque dernière chance. Tant et si bien que le leader incontesté de la Serie A fut littéralement baladé au Camp Nou, au grand dam d’un Eto’o inexistant pour son retour dans son ancien jardin, malgré les encouragements de ses anciens supporters.

Le deuxième but barcelonais – l’ouverture du score était signée Piqué à la 10e – illustrait à merveille ce sens du jeu exquis qui caractérise le football catalan. Une très longue série de passes courtes, une accélération, un décalage pour Alves, lequel pouvait servir Pedro (26e) pour sa deuxième réalisation de la compétition. Une leçon impressionnante.

Le jeune buteur issu de la formation du Barça confirmait au passage son statut de grand espoir. L’attaquant de 22 ans était déjà devenu il y a peu le deuxième joueur de l’histoire du club après Giovanni (1997/98) à marquer sur cinq fronts différents au cours de la même saison (Liga, C1, Supercoupe d’Europe et d’Espagne et Coupe du Roi).

Tout reste ouvert

Les Catalans n’auront cependant de loin pas match gagné dans deux semaines, dans le stade Valeriy Lobanovskiy et l’hiver de Kiev, où un match nul leur suffit cependant pour passer. D’autant que le Dynamo, en ramenant un point de son déplacement à Kazan, préservait ses chances de brûler la politesse à ses adversaires dans un final qui promet d’être haletant. Or, avec un peu plus de réussite, les Ukrainiens auraient même pu rentrer de Russie les mains pleines.

Mais l’équipe d’Andreï Shevchenko se heurtait sans cesse au portier de Kazan Ryzhikov, sous un début de chutes de neige. Un résultat qui ne faisait réellement les affaires de personne, mais qui avait le mérite de ne nuire à personne non plus. Le Rubin, fort de son quatrième match européen consécutif sans défaite, jouera sa qualification en huitième de finale à Giuseppe Meazza.