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Les basketteurs universitaires américains sont-ils des esclaves?

Ils passionnent des millions de téléspectateurs durant la «March Madness», font gagner des milliards de dollars au sport universitaire, mais ils n’ont pas le droit de toucher le moindre cent. Une situation de moins en moins tenable, surtout pour les athlètes noirs

Avec 2,8 millions d’abonnés sur Instagram, 270 000 suiveurs sur Twitter, des articles récurrents dans le New York Times ou le Washington Post, Zion Williamson (18 ans) est l’étudiant le plus médiatisé de l’histoire du basket universitaire. L’ailier des Blue Devils de Duke est pourtant un «amateur» qui n’est pas payé pour jouer au basket. Sa bourse l’exempte de frais de scolarité, lui permet d’acheter ses livres de cours, de payer ses repas, d’avoir une chambre sur le campus, mais rien de plus. Il n’a pas non plus le droit de faire de la publicité, ni de signer des contrats avec des équipementiers.

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