Football

Battu par le PSG, Bâle est éliminé de la Ligue des Champions 

Les Bâlois reviennent au score puis concèdent la défaite en fin de match (1-2). Arsenal et le PSG étaient trop forts pour ce Bâle courageux mais sans idée, qui peut encore rebondir en Europa League

A deux journées de la fin de la phase de poule, tout est dit dans le groupe A. Arsenal, vainqueur 3-2 (premier but de Granit Xhaka) de Ludogorets, et le Paris Saint-Germain, victorieux 2-1 à Bâle, comptent dix points et sont d'ores et déjà qualifiés pour les huitièmes de finale en février 2017. Ludogorets et Bâle, un point chacun (obtenu lors du 1-1 inaugural à Bâle) se retrouveront le 23 novembre en Bulgarie pour la troisième place, qualificative pour la Ligue Europa. Les Bâlois seront privés de Renato Steffen, suspendu, et de Geoffrey Serey Dié, expulsé en fin de match mardi.

La «petite» coupe d'Europe sera peut-être plus appropriée pour ce FC Bâle sans idée ni grand talent offensif. Contrairement aux années passées, les champions de Suisse n'ont cette fois jamais donné l'impression de pouvoir inquiéter les ténors du groupe. 

«Ici, c'est footBâle»

A défaut d'avoir une grande équipe, les Bâlois ont de l'humour. Lorsque le PSG entre sur la pelouse du Parc Saint-Jacques, il est accueilli par une banderole proclamant «Ici, c'est footBâle». Un joli détournement plein d'autodérision du chant préféré du Parc des Princes (lorsqu'il veut bien chanter): «Ici, c'est Paris». Les Parisiens alignent toutes leurs vedettes: Thiago Silva, Verrati, Thiago Motta, Matuidi, Cavani, Lucas, Di Maria. A Bâle, la seule star est dans les tribunes: Roger Federer, assis aux côtés de Marco Chiudinelli, non loin du duo de sélectionneurs Vladimir Petkovic et Ottmar Hitzfeld.

Faire sourire le PSG est une chose, le faire douter en est une autre. Bâle s'efforce de jouer haut, d'être agressif, Serey Die ne lâche pas Thiago Motta. C'est bien, mais insuffisant pour aller inquiéter le gardien Alphonse Areola. Le PSG d'Unai Emery n'a pour le moment pas la maîtrise de celui de Laurent Blanc (tout de même 69% de possession du ballon en première mi-temps), il n'a plus non plus Zlatan Ibrahimovic pour jouer plus direct lorsque la conservation de balle se heurte à une défense bien regroupée, mais il demeure tout de même une redoutable machine à presser l'adversaire.

Matuidi, Zuffi, Meunier

A la 23e minute, une perte de balle de Taulant Xhaka offre un contre rapide à Paris et, deux passes plus loin, une balle de but à Edison Cavani. Le buteur uruguayen ne marque qu'à une touche de balle; il en fait deux et expédie le ballon au dessus de la cage de Tomas Vaclik. Cavani n'est pas en réussite mais le PSG si, et ouvre la marque un peu chanceusement juste avant la mi-temps. A la récupération d'un corner, le  latéral belge Thomas Meunier frappe en force et à ras de terre. Le ballon n'est pas cadré mais, du talon, Blaise Matuidi le dévie dans le but bâlois (42e 0-1).

A la mi-temps, le PSG innove: le milieu polonais Grigor Krychowiack remplace Thiago Silva (sonné dans un choc avec son gardien) en défense centrale. Le FC Bâle aussi doit se réinventer: Urs Fischer a construit son équipe pour attendre et contrer, elle doit désormais attaquer. Et prendre le risque de s'exposer. Le PSG a plusieurs fois l'occasion de se mettre à l'abri. Lucas et Cavani ratent le dernier geste, Di Maria (deux fois) la dernière passe.

Le PSG joue un peu trop facile mais à de la marge. Bâle n'approche guère à plus de 30 mètres de ses buts. C'est pourtant de là que Lucas Zuffi, entré à l'heure de jeu pour Delgado, égalise d'un centre-tir qui lobe le gardien parisien (76e 1-1). Le coaching eût été parfait pour Urs Fischer si son autre remplaçant, le buteur autrichien Marc Janko, avait réussi à reprendre un nouveau centre plongeant de Zuffi (85e).

Bâle a cru à la victoire, se satisfait du nul, mais concède la défaite dans les ultimes minutes. A l'affût d'un centre d'Adrien Rabiot, Thomas Meunier décoche de l'extérieur de la surface une reprise de volée tout en toucher qui retombe sous la barre de Vaclik (1-2). C'est dur pour Bâle mais c'est la loi du sport: le meilleur a gagné. 

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