Football

Encore battue, l'équipe de Suisse ne se rassure pas

Face à la Bosnie-Herzégovine, les hommes de Vladimir Petkovic sont à nouveau restés muets. Ils s'inclinent 2-0 sans avoir engrangé la confiance attendue

«Nous avons besoin d'une victoire. Cette rencontre est vraiment importante. Elle va peser sur le plan du moral.» Paroles de Vladimir Petkovic à la veille de la rencontre de l'équipe de Suisse contre la Bosnie-Herzégovine, mardi, à Zurich. Las, le sélectionneur n'a pas obtenu ce qu'il attendait de ses hommes, battus 2-0 sur la pelouse du Letzigrund. C'est leur seconde défaite après celle concédée vendredi dernier contre la République d'Irlande (1-0). Et si la Nati a livré une prestation un peu plus convaincante, l'essentiel n'y est toujours pas: elle n'a réussi ni à marquer ni, forcément, à s'imposer.

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A Dublin, les Suisses ne s'étaient pas créé la moindre occasion franche de but. Cette fois, il y en a eu plusieurs. Plus mobile, plus disponible dans la profondeur, Haris Seferovic aurait pu ouvrir la marque dès la 2e minute de jeu sur une belle ouverture de Pajtim Kasami (titularisé à la place de Blerim Dzemaili en soutien de l'attaquant de pointe), mais il a trop croisé sa frappe. Après la première occasion helvétique, il s'est aussi offert la dernière, mais il a cette fois trop enlevé son tir (83e). Entre-temps, Granit Xhaka avait tenté sa chance de loin (41e), Steffen de tout près (51e) et Timm Klose de la tête (55e), mais rien n'y a fait: en mal de confiance, l'équipe de Suisse n'a pas fait trembler les filets.

Une paire offensive séduisante

Derrière, la charnière centrale Senderos-Schär (puis Klose) a la plupart du temps bien tenu le choc face à une paire Ibisevic-Dzeko qui a de quoi faire rêver bien des équipes présentes à l'Euro (la Bosnie ne s'y est pas qualifiée). Mais au quart d'heure de jeu, une mauvaise relance du Genevois de GC couplée à une occupation de l'espace mal inspirée de son compère a permis à Edin Dzeko d'ouvrir la marque.

Cet été, il faudra faire mieux

Revenue avec d'excellentes intentions des vestiaires après la mi-temps, l'équipe de Suisse a connu son principal temps fort du match jusqu'au moment où Miralem Pjanic a décidé de signer une merveille de coup-franc. Yann Sommer n'a pu que constater les dégâts. Un coup derrière la tête dont les hommes de Vladimir Petkovic ne se relèveront pas vraiment.

Ses hommes vont désormais retourner dans leur club jusqu'au 22 mai prochain, quand ils se retrouveront pour la dernière ligne droite vers l'Euro. Leur dernier rassemblement avant cela se termine sur un bilan décevant de deux défaites, contre une équipe courageuse mais qu'aucun observateur ne voit passer le premier tour en France, et une autre qui ne sera pas de la fête (mais qui n'en est pas moins solide), sans aucun but marqué. Il faudra faire mieux cet été.

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