Beach-soccer

En beach-soccer, la Suisse toujours à la plage

Vice-championne du monde en 2009 en beach-soccer, la Nati des sables rêve de réitérer son épopée dix ans plus tard au Paraguay, même si elle défend les couleurs d’une des rares nations en lice qui n’a pas accès à la mer. Reportage avant un quart de finale contre l’Italie

La 10e Coupe du monde de beach-soccer se déroule depuis un peu plus d’une semaine au Paraguay. Le choix de cette petite nation nichée au cœur du continent sud-américain peut surprendre. Elle est peu habituée à recevoir des compétitions internationales et le tourisme y reste embryonnaire. Mais les sièges de la Confédération sud-américaine de football (Conmebol) ainsi que du Comité olympique national se situent dans la ville de Luque, et c’est là qu’a été bâti le stade Los Pynandi où se tient la compétition.

La plus grande curiosité de cette nomination: le Paraguay est le premier territoire sans accès à la mer à organiser l’événement. Comme un clin d’œil à son plus célèbre écrivain, Augusto Roa Bastos, qui décrivait son pays comme «une île entourée de terres», cette métaphore insulaire prend dans le microcosme du beach-soccer encore plus de sens. De surcroît parce que parmi les 16 nations qualifiées, seulement trois ne possèdent pas de littoral maritime: le Paraguay bien sûr, mais aussi la Biélorussie… et la Suisse, qui dispute son quart de finale contre l’Italie ce jeudi après avoir terminé deuxième de son groupe au premier tour (deux victoires contre les Etats-Unis et le Paraguay, une défaite contre le Japon).